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Que mesure le rapport UPC d’IDEXX ?
Le rapport UPC d’IDEXX mesure la perte protéique urinaire. Il
peut détecter des taux très bas de protéines (> 5
mg/dl) dans les échantillons d’urine de chiens et de chats. En
mesurant également le taux de créatinine urinaire et en
formant le rapport de la protéinurie sur la créatininurie,
le rapport UPC d’IDEXX mesure la perte protéique urinaire tout en
corrigeant automatiquement les variations dues au volume et à la
concentration urinaires.
Une augmentation du rapport UPC indique-t-elle une
affection rénale ?
Une augmentation du rapport UPC indique qu’il y a une quantité
cliniquement significative de protéines dans l’urine. Afin de
déterminer si une affection rénale est responsable de cette
perte protéique urinaire, vous devez d’abord attribuer la perte
protéique à un dysfonctionnement rénal en écartant les
causes pré et post-rénales (c’est-à-dire en réalisant une anamnèse
complète, un examen clinique, une numération et formule sanguine, un
bilan biochimique et une analyse d’urine complète). Et comme le test
est très sensible, vous devez écarter une protéinurie transitoire (qui
peut être causée par de la fièvre, un effort physique et des
changements de température) pour s’assurer que la protéinurie est
persistante.
Quelles sont les valeurs de référence pour les
paramètres biochimiques urinaires individuels suivants : la
protéinurie et la créatininurie ?
Nous ne possédons pas de valeurs de référence pour la protéinurie
et la créatininurie. Il ne faut pas évaluer les résultats individuels
de protéinurie et créatininurie de façon isolée, puisque les mesures
individuelles (UPRO et UCRE) peuvent varier de manière significative
au cours d’une période de temps très courte et dépendent du volume et
de la concentration urinaires. L’avantage du rapport
protéines/créatinine urinaires est qu’il est automatiquement corrigé
pour les variations de volume et de concentration urinaires.
Un résultat négatif sur une bandelette urinaire
est-il non significatif ?
Les tests de protéines urinaires sur bandelette sont
semi-quantitatifs et sont influencés par le pH, le volume, la
concentration et la couleur de l’urine. Le test par bandelette
urinaire est très facile à réaliser, mais il n’est ni sensible ni ne
constitue un indicateur spécifique de la perte protéique urinaire. La
valeur inférieure limite de détection de protéines urinaires par
bandelette est de 30 mg/dl. Le rapport UPC d’IDEXX a une limite
inférieure de détection de 5 mg/dl, et il est très spécifique pour la
protéinurie chez le chien et le chat. De plus, le rapport UPC est
corrigé pour les variations de concentration et de volume urinaires.
Vous devriez toujours effectuer un rapport UPC dans tous les cas de
suspicion d’affections rénales, même si le résultat des protéines
urinaires de la bandelette est négatif.
A quel âge devrait-on dépister les stades
précoces d’affections rénales au moyen du rapport UPC
d’IDEXX chez les chiens et les chats ?
Vu la prévalence élevée des affections rénales chez les chiens et
les chats gériatriques, IDEXX recommande d’ajouter un rapport UPC aux
protocoles diagnostiques de santé de vos patients seniors. Nous
conseillons également de réaliser un UPC dans tous les cas de
suspicion d’une affection rénale, quel que soit l’âge. En particulier,
il faut considérer les races
prédisposées aux affections rénales, ainsi que tous les patients
présentant des maladies associées à des complications rénales
secondaires.
Une fois qu’un chien ou un chat a été
identifié comme positif grâce à un rapport UPC d’IDEXX,
quelle est la marche à suivre ?
Ainsi qu’il est décrit dans le protocole
diagnostique, la première étape est d’attribuer la perte protéique
à un dysfonctionnement rénal en écartant les causes pré et
post-rénales de protéinurie. Pour cela, on effectuera un examen
clinique, une analyse urinaire complète (avec examen du culot de
centrifugation urinaire), un bilan biochimique sérique et une formule
et numération sanguine pour identifier des états maladifs sous-jacents
pouvant causer la protéinurie. L’étape suivante décrite dans le
protocole diagnostique est d’écarter une protéinurie transitoire en
répétant le rapport UPC. Suite à ces deux étapes, le protocole
diagnostique permet d’explorer la perte protéique urinaire.
Pourquoi dois-je déterminer la présence d’une
persistance ?
Comme le rapport protéines/créatinine urinaires est un test très
sensible, il détecte des quantités très basses de protéines dans
l’urine, qui peuvent être de nature transitoire. Vous devez écarter
cette protéinurie transitoire ou fonctionnelle qui peut être associée
à des augmentations de la pression sanguine, ainsi qu’à du stress, un
effort physique et de la fièvre, afin de déterminer que le niveau de
protéines est significatif.
Le rapport UPC présente-t-il une corrélation avec
le pronostic du patient ?
Plusieurs études ont indiqué une forte corrélation entre le
résultat UPC et le pronostic du patient. Plus la valeur de l’UPC est
élevée, moins le pronostic est bon. Puisque le rapport UPC est
entièrement quantitatif, le vétérinaire peut non seulement utiliser le
test pour le diagnostic d’affections rénales mais aussi en tant
qu’indicateur du pronostic. Des rapports UPC séquentiels peuvent être
utilisés afin de surveiller la réponse au traitement et l’évolution de
la maladie.
Pourquoi certains chiens et chats à des stades
terminaux d’affections rénales sont-ils négatifs pour les
protéines sur le rapport UPC ou présentent des
résultats qui diminuent au cours du temps ?
Les chiens et les chats à un stade terminal d’affections rénales
peuvent parfois avoir un résultat négatif avec le rapport UPC. Comme
le nombre de néphrons fonctionnels diminue (le néphron est l’unité
fonctionnelle du rein), la protéinurie peut diminuer ou devenir
négative. Il n’est pas inhabituel de trouver une tendance à la
diminution dans l’amplitude du rapport UPC, alors que l’affection
rénale évolue vers un stade terminal.
Les affections rénales sont-elles réversibles ?
A l’heure actuelle, il n’a pas été prouvé qu’une intervention
médicale puisse inverser physiologiquement les lésions des néphrons.
Cependant, en identifiant la maladie à un stade précoce, le
vétérinaire à la possibilité d’empêcher d’autres lésions et d’arrêter
l’évolution de la maladie.
Peut-on utiliser le rapport UPC pour surveiller la
réponse au traitement ?
Oui ! Comme le rapport UPC est entièrement quantitatif, on peut
l’utiliser pour surveiller l’évolution du traitement. En fait, des
études récentes ont montré que des rapports UPC élevés de façon
persistante ont une corrélation significative avec un mauvais
pronostic.
Le rapport protéines-créatinine urinaires a-t-il
un intérêt dans les cas d’infections des voies urinaires
chez le chien et le chat ?
Dans la plupart des cas de maladies post-rénales, le rapport UPC a
peu d’avantages diagnostiques et peut être interprété comme faussement
positif. Dans les cas de maladies post-rénales, les protéines sont
d’origine cellulaire (hématies, leucocytes, bactéries, cellules
tumorales, etc.) et n’indiquent pas de maladie glomérulaire. Dans ce
cas, un rapport UPC élevé peut être dû à une élévation du taux de
protéines sans élévation correspondante du taux de créatinine. On ne
peut pas évaluer la fonction glomérulaire tant que la maladie
post-rénale n’est pas traitée. Il est important de mentionner que la
pyélonéphrite (infection bactérienne des reins) va également engendrer
la présence de bactéries dans l’urine, et il faut la suspecter dans
les cas compliqués d’infection des voies urinaires ou en présence
d’une infection des voies urinaires chez un patient malade
cliniquement.
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